Les raisons du non à la Constitution européenne sont sans doute nombreuses. Cependant les besoins de vérité en politique, de liberté, de solidarité n’ont-ils pas été déterminants dans le vote majoritaire du non ? La vérité, la liberté et la solidarité sont les valeurs sur lesquelles, il faut bâtir le projet européen. Sans ces valeurs, les peuples n’en voudront pas.
La politique ne peut pas se passer de vérité qui est à la base du bien commun. Nous voulons que nos politiques abandonnent, dès lors, les idéologies toutes faites, ces réponses prédéterminées aux problèmes de notre temps. Nous voulons ainsi être respectés sinon, après tout débat politique – qu’il soit de droite ou de gauche – nous avons l’impression d’avoir été bernés et trompés ; c’est avec la gueule de bois que nous sommes dans le camp des vainqueurs ou des vaincus et que nous passons ainsi d’une alternance à une autre. Ces alternances ne nous satisfont plus. Elles nous satisferont de moins en moins si on en reste avec cette fausse alternative, car in fine, à droite comme à gauche, nous constatons que rien n’est réglé quand son camp est au pouvoir. Le non au référendum est ainsi également un refus des partis traditionnels, de leur manière de conduire la politique mais aussi de mentir au Souverain, le peuple. Le non est un besoin de renouveau politique.
Le débat sur le projet constitutionnel, comme tout débat politique digne de ce nom, aurait du avoir comme finalité la volonté d’apporter les meilleures solutions possibles aux problèmes des français. L’Europe et le projet de Constitution européenne en auraient découler pour se donner les moyens de cette politique à l’échelle de la globalisation mondiale. Est-ce une bonne manière de faire progresser l’Europe que de vouloir faire approuver des politiques économiques et sociales inefficaces et destructrices, soumises aux intérêts des plus forts, en l’occurrence le libéralisme anglo-saxon, en les inscrivant dans le marbre d’une Constitution et en voulant, en outre, identifier l’Europe à cette Constitution sans plan B ? Double crime pour l’Europe !
L’Europe reste une nécessité pour faire poids dans une mondialisation plus présente et faire face à la globalisation financière. Il lui faut pour cela ne pas se soumettre aux règles édictées par une puissance étrangère, non européenne au surplus : les Etats-Unis. Si au nom de l’Europe, on mène des politiques contraires à l’intérêt de l’Europe, il y a crime, crime de haute trahison européenne. Ce fut un crime de haute trahison européenne que l’alignement sur l’Otan en politique étrangère et un crime de haute trahison européenne que la mise en œuvre de politiques économiques contraires à l’économie sociale de marché, tout cela au nom de l’idéologie et de la servilité de pays au service des intérêts de la Puissance dominante : les Etats-Unis !
Les idéologies du non, poussées dans leurs logiques extrêmes, celles du nationalisme et du collectivisme, sont minoritaires, des restes de ces lendemains qui chantent où on rase gratis dans les goulags et les camps réels du totalitarisme.
Les non, non-oui ou oui-non, qui se sont exprimés, ne peuvent donc être lus comme projet au sein des forces politiques présentes qui ont appelé à voter non. Ce projet ne s’exprime pas plus par les tenants du oui qui, logiquement, s’ils avaient eu une véritable légitimité, auraient dû exprimer une large majorité. Sauf donc à déclarer le peuple insensé, il faut donc supposer que le vote des français est prémisse, anticipation, préparation de ce besoin de renouveau de la politique, le soubresaut d’une démocratie qui reste bien vivante et réelle. C’est ce que nous retenons et c’est ce que nous a appris le débat sur le projet constitutionnel : une attente et un besoin de renouveau. Il s’agit de tracer un chemin politique à cette majorité qui s’exprime sans représentant : c’est, dans une démocratie, la tâche de tout véritable démocrate !
La politique ne peut pas se passer de vérité qui est à la base du bien commun. Nous voulons que nos politiques abandonnent, dès lors, les idéologies toutes faites, ces réponses prédéterminées aux problèmes de notre temps. Nous voulons ainsi être respectés sinon, après tout débat politique – qu’il soit de droite ou de gauche – nous avons l’impression d’avoir été bernés et trompés ; c’est avec la gueule de bois que nous sommes dans le camp des vainqueurs ou des vaincus et que nous passons ainsi d’une alternance à une autre. Ces alternances ne nous satisfont plus. Elles nous satisferont de moins en moins si on en reste avec cette fausse alternative, car in fine, à droite comme à gauche, nous constatons que rien n’est réglé quand son camp est au pouvoir. Le non au référendum est ainsi également un refus des partis traditionnels, de leur manière de conduire la politique mais aussi de mentir au Souverain, le peuple. Le non est un besoin de renouveau politique.
Le débat sur le projet constitutionnel, comme tout débat politique digne de ce nom, aurait du avoir comme finalité la volonté d’apporter les meilleures solutions possibles aux problèmes des français. L’Europe et le projet de Constitution européenne en auraient découler pour se donner les moyens de cette politique à l’échelle de la globalisation mondiale. Est-ce une bonne manière de faire progresser l’Europe que de vouloir faire approuver des politiques économiques et sociales inefficaces et destructrices, soumises aux intérêts des plus forts, en l’occurrence le libéralisme anglo-saxon, en les inscrivant dans le marbre d’une Constitution et en voulant, en outre, identifier l’Europe à cette Constitution sans plan B ? Double crime pour l’Europe !
L’Europe reste une nécessité pour faire poids dans une mondialisation plus présente et faire face à la globalisation financière. Il lui faut pour cela ne pas se soumettre aux règles édictées par une puissance étrangère, non européenne au surplus : les Etats-Unis. Si au nom de l’Europe, on mène des politiques contraires à l’intérêt de l’Europe, il y a crime, crime de haute trahison européenne. Ce fut un crime de haute trahison européenne que l’alignement sur l’Otan en politique étrangère et un crime de haute trahison européenne que la mise en œuvre de politiques économiques contraires à l’économie sociale de marché, tout cela au nom de l’idéologie et de la servilité de pays au service des intérêts de la Puissance dominante : les Etats-Unis !
Les idéologies du non, poussées dans leurs logiques extrêmes, celles du nationalisme et du collectivisme, sont minoritaires, des restes de ces lendemains qui chantent où on rase gratis dans les goulags et les camps réels du totalitarisme.
Les non, non-oui ou oui-non, qui se sont exprimés, ne peuvent donc être lus comme projet au sein des forces politiques présentes qui ont appelé à voter non. Ce projet ne s’exprime pas plus par les tenants du oui qui, logiquement, s’ils avaient eu une véritable légitimité, auraient dû exprimer une large majorité. Sauf donc à déclarer le peuple insensé, il faut donc supposer que le vote des français est prémisse, anticipation, préparation de ce besoin de renouveau de la politique, le soubresaut d’une démocratie qui reste bien vivante et réelle. C’est ce que nous retenons et c’est ce que nous a appris le débat sur le projet constitutionnel : une attente et un besoin de renouveau. Il s’agit de tracer un chemin politique à cette majorité qui s’exprime sans représentant : c’est, dans une démocratie, la tâche de tout véritable démocrate !

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